A Corsica Ribella

L’ expression « bandits corses » désigne les bandes de malfaiteurs ayant agi en Corse depuis le XIXe siècle.

Jean-Baptiste Marcaggi rappelle qu’en 1931 une opération militaire d’envergure est menée par le gouvernement. Elle a pour but de mettre fin aux agissements de ces bandits car de nombreuses célébrités en mal d’aventure visitent volontiers la Corse, alors appelée le « Palais vert » ; on utilise des automitrailleuses, des tanks, des chiens militaires, et même des avions de chasse…

Le Crime d’Honneur

La notion de crime d’honneur est indissociable de celle de bandit corse. Il s’agit d’un homicide perpétré pour réparer une offense faite à l’honneur d’un individu ou de sa famille. Ce système est profondément ancré dans la société corse du xixe siècle. Il prend de nombreuses et diverses formes et s’appuie sur des motifs très variables quant à leur valeur. La police, les préfets et les parlementaires apparentent le crime d’honneur au « droit coutumier des peuples barbares » et l’administration française s’acharne à tenter de l’éradiquer. Napoléon III tente même d’interdire le port d’armes. Pendant longtemps l’ampleur de cette activité criminelle est davantage portée par la légende, mais les statistiques criminelles établies plus récemment corroborent l’existence réelle de ces homicides.

La vendetta, homicides successifs entre deux ou plusieurs familles ou clans, constitue une surenchère au crime d’honneur.

Le banditisme est entendu comme une fuite de l’individu ayant lavé par le sang les injures à son honneur, suivie de son âpre survie dans le maquis.

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